Archives pour février 2010

http://www.fortunes-de-mer.com/images2010/Marine_226_fevrier_2010.jpgLa dernière livraison du magazine « marine », édité par l’ACORAM, est particulièrement intéressante. Outre le fait qu’il s’agit d’une revue éditée par une association dont est membre l’auteur de ce billet, il faut reconnaitre que cette revue trouve, numéro après numéro, une autre dimension qu’elle n’avait pas auparavant ; non pas que la qualité des articles qui paraissaient auparavant fusse moindre mais les propos s’adressaient plus à des « fondus » de marine, rendant parfois (à notre sens) la revue difficile d’accès alors que son ambition est de s’adresser de plus en plus au grand nombre.
Aussi, cette livraison de février 2010 nous a totalement satisfait ; Les sujets sont un peu plus « grand public » mais traités sous l’aspect « Marine Nationale », ce qui en fait ainsi sa particularité et la raison pour laquelle elle peut être préférée à d’autres.
Vous trouverez ainsi un sujet sur la Piraterie (à la mode) mais surtout la vision du « marin » face à ce phénomène qui reste en majeure partie un problème « terrestre ». Autre sujet qui intéresse le plus grand nombre, la création de la « fonction garde-côte », qui met un terme (provisoire ?) à la fusion des services chargés de la protection des côtes en un seul et même service pour privilégier une mise en commun des services dans une seule et même fonction sous l’autorité d’un amiral (ALCO).
Autres articles particulièrement intéressants, ceux sur le « pirate » Paul Watson et ses aventures en Antarctique contre la pèche à la Baleine ainsi que celui sur les fouilles entreprises sur le navire français « Belle du Mississippi » au large de la Louisiane.
Pour info, la revue marine est disponible sur abonnement auprès de l’ACORAM (voir leur site) mais également dans certains kiosques des villes maritimes comme Brest, Dunkerque, Le Havre, et bien sur Toulon.

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Pirates Somaliens : La fin du jackpot ?Selon le Lloyd’s List du 19 février 2010, les armateurs de Hong Kong ont écrit au Gouvernement chinois sur les inquiétudes face aux conséquences possibles d’une décision des Etats-Unis de rendre illégal le versement de rançons aux pirates
Selon, Arthur Bowring, le Directeur Général de l’Association des Armateurs, il y a de sérieuses rumeurs circulant dans les cercles maritimes internationaux que les États-Unis pourraient envisager de modifier leur propre législation visant à interdire le paiement de rançons.
Il a ajouté que l’association avait également été informée cette semaine que les États-Unis proposeraient également l’amendement d’une résolution du Conseil de sécurité qui rendrait aussi le paiement de rançons en Somalie illégale.
M. Bowring a indiqué au Lloyd’s List qu’il y avait des informations détaillées sur les modifications qui lui laissent à penser qu’ils ne s’agissait plus de simples rumeurs.
Il a ajouté que la législation des États-Unis et celle des Nations Unies pourrait être « modifiée très rapidement ».
Selon les estimations, plus de 100 millions de dollars de rançons ont été payées aux pirates en Somalie depuis la recrudescence actuelle des détournements qui ont commencé en 2007, alors que près de 250 marins sont en permanence entre les mains des pirates..
L’association a écrit au commissaire chinois des Affaires étrangères à Hong Kong avec une copie au bureau de liaison du gouvernement chinois à Hong Kong pour attirer l’attention sur les préoccupations de l’industrie dans le cas où le Conseil de sécurité serait invité à approuver l’amendement.
M. Bowring indiqué que l’association était préoccupée du fait que la Chine pouvait voter pour approuver l’amendement, sans être conscients des conséquences possibles.
Il a souligné que parmi les préoccupations était que si une interdiction a été mis en œuvre le résultat probable était que la majorité des propriétaires de navires serait amenée à éviter le golfe d’Aden, le Canal de Suez et le nord-ouest de l’océan Indien, avec pour conséquence le détournement des navires vers le cap de Bonne-Espérance.
De nombreux équipages des navires seraient également susceptibles de refuser de naviguer dans la zone dangereuse.
Il en résulterait un bouleversement du commerce international
Par ailleurs, et dans la mesure ou le paiement de rançons deviendrait interdit, le sort des marins actuellement en otage deviendrait préoccupant, de même que, pour l’armateur, il n’y a d’autre choix que de payer la rançon pour faire libérer les marins, l’armateur ayant une obligation générale de soins envers ses marins.
« Quels choix ont les armateurs et que sont-ils censés faire lorsque les marins qu’ils emploient restent prisonniers, souvent pendant des mois à la fois, dans des conditions effroyables, avec leurs vies menacées et sans espoir d’être secourus par leurs gouvernements ? »A demandé M. Bowring.
Il a ajouté qu’il n’y avait pas eu de réponse directe du gouvernement chinois aux lettres de l’association.
Il a enfin indiqué que d’autres groupes maritimes, y compris l’International Chamber of Shipping avaient également prévu de soulever le problème au cas ou les Etats-Unis poursuivraient leur démarche et obtiendraient un accord en ce sens aux nations-unies.

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